Caméra Thermique : une solution efficace pour la détection du COVID-19 ?

Caméra Thermique : une solution efficace pour la détection du COVID-19 ?

La camera thermique sera un allié de taille pour la détection du COVID-19

Les caméras thermiques peuvent repérer les personnes fiévreuses. Cette technologie n’est pas nouvelle. C’est en 2003 lors de l’épidémie SRAS – « Syndrome Respiratoire Aigu Sévère », que l’aéroport de Singapour décida de s’équiper de dispositifs d’imageries thermique. En effet, le SRAS est apparu au Vietnam et a causé plusieurs milliers de morts. C’est pourquoi ils ont installé ce dispositif pour détecter les individus ayant une température supérieure à des valeurs prédéfinies. Peu a peu, l’utilisation des caméras thermiques s’est démocratisée. Généralement lié à des différentes crises sanitaires mondiales comme l’épidémie Ebola particulièrement létale. En 2014, elle a touché particulièrement l’Afrique subsaharienne puis en 2018 le Congo. Aujourd’hui nous devons faire face au COVID-19. Et le monde entier est touché par cette épidemie.

Caméra Thermique & Coronavirus, qu’elle efficacité pour la détection du COVID-19 ?

Le Grandiosa, le plus grand navire de croisière d’Europe, de la compagnie MSC Croisières renforce les mesures de prévention, pour éviter la propagation du coronavirus. Depuis le 27 février l’anticipation était de rigueur. Si la température relevée à l’aide d’une caméra thermique dépassait le seuil de 37,8°C, on refuse l’accès au navire, assure à l’AFP une représentante de la compagnie. Une anticipation évitant d’embarquer des personnes à risques de contamination.

Toutefois, les avis semblent diverger réduisant quelque peu la démocratisation en France de ce type de solutions. En effet, l’OMS a souligné les limites des solutions de caméras thermiques en détection précoce du COVID-19. Il est impossible de détecter les personnes infectieuses dès lors qu’elles ne présentent pas de hausses anormales de températures. Sur des cas infectés qui abaisseraient leur température avec un traitement ou, en étant en période d’incubation, l’imagerie thermique n’apporte pas de détection concluante… Les caméras thermiques ne peuvent pas aller plus loin dans la détection tout comme de simples thermomètres numériques ne pouvant que prendre une température.

Cependant l’usage des caméras thermiques en « premier test » permet un dépistage préliminaire d’une personne potentiellement porteuse du virus. Et cela permet tout de même de limiter l’exposition de l’opérateur en prenant en compte, certes, le côté imparfait de la solution face aux facteurs d’incubation ou de traitement médicamenteux.

Les caméras thermiques jouent un rôle essentiel permettant la limitation de la propagation du virus en isolant immédiatement tout cas jugé suspect sans pour autant détecter le virus avec certitude.

Caméra Thermique, un « ex » marché de niche…

Pendant de nombreuses années, le marché des caméras thermiques fut un marché de niche tenu par un petit nombre d’acteurs. L’arrivée des géants chinois dans ce créneau tel que Hikvision & Dahua a bousculé les choses. La réduction globale des coûts a permis une démocratisation massive des caméras thermiques dans de nombreux domaines.
Des domaines d’application allant de la santé à l’industrie en passant, par les transports, et même le secteur de l’automobile…
Aujourd’hui différents acteurs se partagent ainsi les marchés de l’imagerie thermique.
FLIR Thermal propose sa vision de longue date dans l’imagerie thermique  et apporte une certaine expertise (60 ans)  en proposant des solutions d’imagerie thermique capables de détecter de manière précoce tout symptôme de fièvre, typique du COVID-19. En 2009, lors de la grippe A – H1-N1 ayant causé plus de 200 000 victimes à travers le monde, de nombreuses entreprises et services gouvernementaux (Alstom, Audi Bank, Ministère Français de la Santé, Ministère Malaisien, divers aéroports dans le monde…) se sont équipés de solutions de caméras thermiques FLIR A320.

Aujourd’hui les capacités et performances particulièrement évoluées permettent d’aboutir à des niveaux de détection « quasi-parfait » avec une précision moyenne de l’ordre de ± 0,5°C (± 0,3 °C pour les meilleurs). Tout en réduisant drastiquement les risques de faux positif. Les technologies novatrices tels l’apprentissage profond – Deep Learning associé à l’IA ou encore, la reconnaissance faciale permettent de filtrer efficacement les facteurs de chaleurs autres que la température corporelle (cigarettes, café, ampoules, etc.). Les caméras thermiques sont un moyen « économique » de limiter les pandémies par une détection précise en amont.

Quelle caméra choisir ?

Il existe la caméra thermique portative : détection de fièvre effectuée de manière souple et flexible dans des espaces réduits (affluence faible, PME, petits établissements…)

Cette solution modulaire et économique basée sur l’imagerie thermique permet de bénéficier d’un outil de mesure portatif avec une précision d’environ ± 0,5°C, à une distance d’environ 1 mètre du sujet. Le contrôle est « unique » et a uniquement lieu au passage de l’individu devant la caméra thermique. Les caméras thermiques portatives restent les plus déployées en raison de leurs facilitées de déploiement associé à un coût d’achat modéré.

Il existe la caméra thermique en installation fixe : une détection de fièvre précoce adaptée aux fortes affluences d’individus (industries, centres commerciaux, hôpitaux…)

Ce type de solution d’imagerie thermique est capable d’analyser des flux jusqu’à 30 personnes, avec une précision d’environ ± 0,5°C. Parfaitement adaptées aux flux incessants de passagers comme les aéroports, centres commerciaux, stations de métro, gares ferroviaires ou centres hospitaliers. Ces établissements plébiscitent ce type d’installation permettant à l’opérateur d’être distant du point de contrôle. Les installations stationnaires thermiques permettent d’assurer un contrôle préliminaire précis à des points stratégiques, tout en évitant les contacts entre l’opérateur et le public en maintenant une distance de sécurité.

Qui est en droit de les utiliser ?

En France, le Code du travail stipule que l’employeur est responsable de la santé de ses salariés et qu’il doit à ce titre, assurer des actions de prévention, d’information, de formation et de moyens adaptés (article L.4121-1).

Le ministère de l’intérieure indique clairement dans une réponse adressée le 9 mars 2020 au GES (Groupement des Entreprises de Sécurité) que les agents de sécurité privés ne sont pas aptes (par absence de formation) d’assurer l’orientation et la prise en charge d’individu présentant de potentiels symptômes liés au Coronavirus. En effet, en se référant aux articles 225-1 et 225-2 du Code pénal, l’agent privé de sécurité tomberait rapidement sous le coup de la discrimination (R631-27 du CSI) s’il venait à refuser l’accès à une personne présentant une température élevée.

Donc théoriquement, la plupart des contrôles thermographique sont effectués par des médecins ou du personnel paramédical de la Croix Rouge dans les aérogares, le domaine du ferroviaire, les hôpitaux ou autres secteurs à forts risques de propagation. Les agents privés de sécurité quant à eux, ne peuvent assurer la prise de température sur des personnes dans le cadre de l’épidémie COVID-19.

Ce que l’on doit retenir :

  • Il s’agit d’une aide au diagnostic et non un moyen formel de détecter une personne infectée.
  • L’utilisation des caméras thermiques en « pré-filtrage » d’individu potentiellement infecté permet bel et bien un dépistage préliminaire en s’appuyant sur la détection d’une température corporelle supérieure à la moyenne.
  • Les moyens d’avertissement pourront être sonore ou visuel et la détection entièrement automatisée pour les caméras thermiques déployées en installation fixe.
  • Les différents facteurs liés à l’incubation du virus et/ou un traitement médicamenteux en cours abaissant les températures corporelles, faussera immédiatement les caméras thermiques les rendant inaptes à la détection.
  • L’utilisation de moyens thermographiques est également soumis à différentes règles pour un respect strict de la réglementation RGPD/CNIL.
  • L’opérateur en charge des mesures ne pourra être un agent de sécurité si l’on prend à titre d’exemple, des relevés de températures effectué à l’entrée des centres commerciaux.
  • La thermographie est un outil permettant de transmettre une information avec par la suite une vérification approfondie permettant de confirmer ou non l’infection de l’individu.

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter le site de la CNIL : www.cnil.fr/fr/coronavirus-covid-19-les-rappels-de-la-cnil-sur-la-collecte-de-donnees-personnelles

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Source : CNIL. visuel © pexel
SITADELL

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